Beauté crépusculaire
Un couple de Montreal, Québec, sur un label indépendant,
qui sort des disques dans les années 2000 … ça vous fait penser à
personne ? J’en vois qui sont abonnés aux Inrocks et qui hurlent
« Arcade Fire ! ». Perdu, je parlais d’un bon groupe … Celui
dont au sujet desquels il est question là présentement est The Besnard Lakes.
Les qui ?

Mais les guitares ne sont qu’un accessoire comme tant
d’autres, voir la liste impressionnante des instruments présents sur ce disque,
on ne risque pas de confondre Besnard Lakes avec le Brian Jonestown Massacre.
Il y a sur ce « … Black Horse » des mélodies à la pelle, bien en
avant, et tout le monde chante ou fait les chœurs, mettant en place des
harmonies vocales évoquant les Beach Boys tristes de « Surf’s up ».
Rajoutez à cela des titres résolument
optimistes (« Disaster », « Devastation », …) et les
textes barrés-flippants qui vont avec, et vous obtenez un disque qui empeste la
descente d’acide, la fin de trip noirâtre …
Evidemment, du glauque’n’roll de ce genre, beaucoup s’y
sont essayé. Peu ont cependant réussi à en tirer quelque chose de majestueux.
Les Besnard Lakes y sont parvenus, et ce disque est pour moi une des meilleures
rondelles des dix dernières années. L’album suivant (« … are the roaring
night »), empêtré dans une sophistication progressive et pompière
(pléonasme), ne sera malheureusement pas du même niveau …
Je me souviens avoir entendu des extraits de ce trucs là il y a quelques années, chez Lenoir sans doute, j'aimais bien.
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