Ainsi les Smashing Pumpkins se sont reformés. Après les gamelles retentissantes de sa carrière solo et de Zwan, Corgan a donc recultivé ses Potirons. Coup d’œil étonné sur le casting : il en manque la moitié (Iha, D’Arcy) de la formation « royale » du milieu des 90’s. Un peu comme si McCartney et Ringo reformaient les Beatles …
Coup d’œil consterné sur le visuel, lourd d’un symbolisme à deux dollars, confirmé par des textes dans l’air de son temps (feu à volonté sur George W. et son administration ultra-libérale). Corgan se serait-il reconverti en Michael Moore heavy-metal ?
Reste la musique. Du rock indie post-grunge à (grosses) guitares, avec tout de même quelques titres plus lents et plus intéressants vers la fin du Cd. Mais rien de bien renversant. Le genre de truc à la mode il y a quinze-vingt ans, quand les Pumpkins sortaient « Siamese dreams » ou « Mellon Collie ».
La nostalgie, camarades. Ça fait toujours vendre.
La caisse est au fond, à droite.
Malheureusement (ou heureusement), pas grand-monde est passé à la caisse... Tout le monde s'en fout aujourd'hui des Pumpkins, et c'est pas plus mal...
