Super groupe et super daube ...
Alors là, attention, c’était
la grosse affaire (de la semaine) ce truc … Pensez, les célébrissimes ( ?
) Bernard Sumner et Johnny Marr montant un groupe, limité à leurs deux seules
augustes personnes.
Par ici, on en avait rien à
secouer, personne achetait les disques des Smiths ou de New Order. Par contre
au pays de Churchill, ces deux groupes avaient écrasé par leurs ventes les
années 80. Mais déjà, le nom même du groupe interpelle. Deux guitaristes, pas
spécialement réputés pour leur sens de l’humour et du second degré qui
baptisent leur groupe Electronic ? Personne ne s’attendait à une version
moderne de Cream ou de l’Allman Brothers Band avec solos de guitare de quinze
heures, mais ce truc là, hum … De la guitare, il faut tendre l’oreille pour en
distinguer, mis à part sur le dernier titre. Il me semble avoir lu qu’ils en jouaient, mais que ça avait été
émulé, samplé, échantillonné, … et que c’était recraché par des synthés avec le
son qui va avec.

Avant de ranger ce disque à sa
place (suivez mon regard), on peut se laisser aller à écouter « Tighten
up », un peu plus enlevé et poppisant que le reste, constater que les Pet
Shop Boys étaient dans ce genre d’un niveau infiniment supérieur, puisque le titre
(« The patience of a Saint ») sur lequel ils sont invités (compo,
chant et synthés) est le meilleur du disque, et trouver amusant « Feel
every beat », sorte de rap old school à guitares …
Ventes conséquentes en
Angleterre, une paire d’autres disques suivront dans la décennie et n’amuseront
plus grand-monde. Il semblerait que l’aventure Electronic soit terminée. Sans
regrets …